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 retour en enfance.

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lady fuchsia
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MessageSujet: retour en enfance.   Dim 25 Mar 2007 - 20:25

Retrouvons les joies des bancs boisés, des moqueries des "amis", et surtout des sales notes.

Je lance (houp-là! pas passé loin) un concours de rédactions.

C'est pas obligé d'être long. Ou beau. Ou censé.

Voici le sujet:

"Le jour se lève sur Utopie. Racontez votre matinée"

Interidiction de s'inspirer des autres.

Comme d'hab, celui qui gagne a gagné.

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Steph
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MessageSujet: Re: retour en enfance.   Jeu 29 Mar 2007 - 22:35

Oouh! Very Happy
Le sujet bateau des rentrées de classe... "racontez vos vacances" !
"J'a été chez ma grant-maire qui cuisine bien. Je mangeais bien parce que c'était très bon. Il faisi beau tout les jours. Mon grend paire il parlait pas mais ça me faisait rien parce que je peux pas l'encadrer.... Des fois ma grant-maire invitait des amies, grant-maire comme elle, mais avec des poils au menton pas comme la mienne..."

Oups... désolée... j'étais prise de nostalgie...
Donc oui, nous disions, rédaction de cette matinée d'utopie.

"Alors que Natalie Portman s'élançait vers moi, un sourire coquin aux coins des lèvres, Bonnie Tyler se mit à chanter dans le radio-réveil. J'émergeai lentement. Déjeuner, douche, café, et hop... partie pour faire un tour en vélo... Mais quelle ne fut pas ma surprise en sortant de chez moi (en passant par ma porte d'entrée qui servait aussi de porte de sortie _ j'aime les précisions détaillées et précises) !
J'étais dans un village construit pour des hobbits : de charmantes maisonnettes s'étendaient au milieu de paturâges fleuris. Il faisait beau car le dieu du soleil était de bonne humeur ce jour-là (il avait aussi rêvé de Natalie Portman). Etonnée, je fis quelques pas vers ce qui ressemblait à un bar-tabac. Lady Fuchsia y prenait un thé caramel-poire. Elle avait l'air de pété le feu (pas au sens propre). Elle m'expliqua rapidement ce qui était arrivé : L'Utopie avait enfin vu le jour ! Et nous y étions... Elle avait sa guitare avec elle et avait décidé de composer un truc pour le concert de ce soir, car m'expliqua-t-elle également, il y aurait des concerts tous les soirs, ou des conteurs, ou des prestidigitateurs ratés, qui pouvaient faire des représentations... le public était toujours bienveillant.
Toujours très étonnée, je demandais que l'on allume la radio (pas que je doute de Lady F. mais bon, c'était de la news épaisse là...) Pas de publicités, pas de présentateurs hystériques... pas de Florent Pagny... Que de bonnes musiques... et une étrange annonce : "n'oubliez pas d'aller déposer un oeuf kinder au grand-prêtre du oupisme aujourd'hui pour que vos ou pas soient plus efficaces que jamais... ou pas bien sur"
Effectivement, L'Utopie était là!
Je décidais alors de partir découvrir les autres changements qui s'étaient opérés. Quelques jongleurs s'entrainaient dans un parc. De nombreuses maisons semblaient encore endormies. Je passais devant le temple des cheveux rebelles, tenu par Bonnie Tyler. Je lui demandais qui en était le dieu et qu'apportait ce dernier. J'appris alors que le cousin machin était bien sur le dieu à honorer et qu'il permettait, non pas d'être bien coiffé, mais d'assumer pleinement n'importe quelle coiffure aussi ratée fut-elle, et que plein de ce nouveau charisme, personne n'osait vous faire de réflexions.
Plus loin se trouvait un arbre autour duquel des femmes sans t-shirt dansaient... Les larmes m'en vinrent aux yeux... Enfin! C'était arrivé!
Soudain, une pensée me vint, elle disait : "himp himp! pensée de la conscience commune! Lady Fuchsia a besoin d'un riff de basse, tu dois retourner au café" Ce que je fis avec joie, consciente qu'il me restait de nombreuses choses formidables à découvrir, mais que rien ne pressait désormais..."

Voilà... c'est peut-être un peu court, je verrai si j'ajoute une suite plus tard... Very Happy

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D'façon je vais en Suède en jacuzzi...
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lady fuchsia
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MessageSujet: Re: retour en enfance.   Ven 30 Mar 2007 - 20:30

"BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnggg..."

"Rah merde!"
Je m'étais encore reveillée trop tard. On a beau être en Utopie, certaine choses ne changent jamais. Je bondis de mon lit, et , concentrée sur les dernières harmoniques qui vibraient de l'énorme cloche de bronze, j'empoigne ma guitare. Alors, le La...ouais, je suis désaccordée...J'attends le rappel...
"BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnggg..."
Je tire sur la mécanique...Voilà, ma corde La est accordée, ma journée peut commencer.
Les pieds nus sur le sol de pierre, j'ouvre mes volets qui claquent contre le mur. Ma chambre s'emplit alors des sons torturés des divers instruments que les musiciens accordaient sur le La de la cloche. Du haut de mon étage, je regarde tout en haut de la rue. Ha, aujourd'hui c'était Hanitra qui s'y collait. Les mains collées à ses oreilles, franchement grimaçante, elle essayait de maitriser les vibrations de son crâne. Un enorme marteau était à ses pieds, et était même sans doute tombé dessus, car elle sautillait sur place comme un flamand rose pris de cauchemar. J'essuie une larme de compassion.
De l'autre coté de la rue pavée, je vois Fred écrire une chose à la craie sur la porte de mon voisin d'en face.
Plus loin, derrière la ligne calcaire de la région urbanisée d'Utopie, les douces ondulations des habitations mi huttes, mi terrier de ceux qui prefèrent le calme de la campagne et attendre que les autres musiciens viennent avec leur instrument accordé plutot que de se faire reveiller par l'enorme cloche, même si elle ne sonne qu'à midi, quand même.

Je sors de chez moi, la gratte sous le bras. Pas la peine que je ferme la porte. Je m'approche de la porte du voisin, curieuse, et je lis:
"Fufuch,
J'en ai trop marre. Oui, déjà. Je sais que tu as une chambre de libre au rez-de chaussée, je déménage chez toi en attendant qu'une baraque se libère. J'arrive avec le piano après le saint Ramassage des Oeufs Kinder. A plus!"

On ne pouvais pas dire que que j'étais surprise. De par ses études d'avant Utopie, on lui avait conseillé de loger dans le quartier ouest, où était réunis les scientifiques, chercheurs de tous poils et les particulièrement loufoques. Il y avait au milieu de la rue un abruti notoire qui comprenait à peine ce qu'on lui disait, mais était un calculateur hors du commun, et il vivait constemment la fenètre ouverte. Si un matheux avait la flemme de faire de lui même une de leurs opérations bizarres, il lui criait à travers la rue, et quelques secondes après la réponse lui revenait par la même voie. Heureusement qu'il y a aussi un pharmacien pour lui soigner ses aphonies.
Manifestement, Fred préférait encore la cloche aux braillages. Je me demande un peu pourquoi.

Je sors de du coin urbanisé, et je me retrouve sur un petit chemin piereux qui sinue entre les arbres. Au détour d'un virage, l'étendue verte de la campagne d'Utopie m'acceuille. C'est sympa ici. Dommage que je sois trop chiante et trop nerveuse pour y vivre.

Je m'installe à un petit bar peu fréquenté à cette heure. La charmante serveuse manifestement adepte de l'Exhibitionnsime Poitrinaire me sert un thé caramel-poire.
Quelques minutes après, une Stéph echevellée et passablement désorientée me rejoins. Elle avait dormi pendant tout la création d'Utopie: elle y avait donné une sacrée dose de son imagination, et ça, ça use.
Elle demande à la serveuse d'allumer la radio. Elle dit que c'est pour vérifier, mais je la soupçonne que c'était pour faire se retourner vers elle la charmante serveuse débraillée.
On discute du concert de ce soir, quand soudain une voix dit :"n'oubliez pas d'aller déposer un oeuf kinder au grand-prêtre du oupisme aujourd'hui pour que vos ou pas soient plus efficaces que jamais... ou pas bien sur"
Merde, Fred! J'ai faillit l'oublier. Faut que je me dépèche si je veux avoir le temps de préparer sa chambre.

Je fais demi-tour, mais au lieu de retourner dans mes pénates, je bifurque sur un embranchement dans le petit chemin pierreux. Au fur et à mesure, les pierres laissent place à un chemin boueux, tracé par des centaines de pieds. Je prends note mentalement "utiliser le conscience commune pour trouver des volontaires pour paver."
Les arbres sont plus raprochés, plus hauts, plus épais. C'est une véritable forêt. La guitare dans mon dos se prend dans quelques branches.
Soudain, devant moi, un enorme batiment de pierre, à l'air vaguement délabré. Il ressemble un peu à une église, le clocher en moins. Je pousse la porte qui resiste et grince ("...et des volontaires pour graisser les gonds"), et je me retrouve dans une immense bibliothèque. Enfin, immense dans les proportions, parce qu'à peine trois étagères sont remplies. C'est le début, hein. Et puis, ce n'est qu'une partie de la bibliothèque, la partie physique, en quelque sorte.
Je sors de la housse de ma guitare quatres volumes, que je place dans l'orde vaguement contralphabetique. Je consulte le grimmoire, où sont notés les entrées et les sorties. Je note mon don, et l'emprunt d'un Calvino que Omgboy a laissé.

De retour dans mon quartier, je vais m'abreuver à la petite fontaine. Je n'ai pas très soif, mais quand on actionne le jet, il se dirige selon l'heure vers une petite encoche dans la pierre, un peu comme un panneau solaire. Oulàlà, la récolte des oeufs a bientôt lieu. J'ai tout juste le temps de finir ma liste.

Revenue chez moi, je prends sur la table un long rouleau de papier. Je me dirige vers mes étagères, et note les noms des ouvrages et leur auteur qui manquent. Une fois complête, j'ajoute en grand en haut de la feuille: "le mercredi après la tarte au citron, et le vendredi de la Cloche jusqu'au coucher du soleil".
Je sors et placarde cette liste sur ma porte. Ainsi, tous les habitants sauront quels ouvrages sont disponibles chez moi, et à quelles heures ils peuvent venir les emprunter. C'est la partie non physique de la bibliothèque. Je fais un signe amical à mon voisin d'en face, un clarinetiste qui essuie des traces de craie sur sa porte en maugréant.

Je remonte dans ma chambre bosser un riff de gratte. Un doute me vient...et si je faisait cette compo là ce soir? Elle pète bien, et elle est simple. Vite, utiliser la conscience commune pour demander à Stéph un riff de basse.

En à peine une heure, c'est bouclé. Le ciel se teinte d'orange, ça va être l'heure d'y aller. Ha, merde....

Oh et puis zut. Ce soir, Fred dormira dans le canapé.

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-Pamina

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MessageSujet: premiers pas   Sam 31 Mar 2007 - 16:34

La première chose que je sus ce matin-là en m’éveillant fut que je m’appelais non plus Plumine mais Pamina. Cela me convenait aussi ne me suis-je pas posé de question à ce propos. Où étais-je ? Et Pamino s’y trouvait-il aussi ? La maison semblait simple et confortable – least is beautifull. Apercevant un escalier, je montai sur … le toit ? la terrasse ? Non ! le jardin ! Me voilà enfin chez moi pensa vaguement la reine babylonienne que j’ai peut-être été dans une vie antérieure ( une de mes très nombreuses vies antérieures ; le karma n’avance pas vite chez moi, je dois manquer d’œufs Kinder, zut, publicité illicite !).
Le petit Eden aux arbres ombrageux quoique aimables était relié par de gracieux ponts à d’autres jardins à perte de vue… Je ne savais plus si je voulais rire ou pleurer… trop beau ! A l’horizon je distinguai ce que, fourmi, j’aurais interprété comme un champ de blé mûr. En réunissant mes neurones boostés par la verte magnificence environnante, je compris qu’il s’agissait d’une culture intensive (autant qu’extensive) d’éoliennes plantées en demi lune autour de la ville. Grandiose !
Où sont les gens dans cette ville ? Je n’entends rien, pas de moteurs, pas de cloches ni de klaxons ? Oh eh ? Y a du monde par ici ? J’entends que les oiseaux. Zut, je devais peut-être me transformer en oiseau et j’ai raté le coche ? Voilà qui m’étonnerait pas de moi : distraction, manque de concentration… rédactions bâclées, et j’en passe…
Je redescends sur terre; mon regard daigne enfin regarder plus bas que le vert océan suspendu.
Des rues, oui, des piétons, mais oui, et même des véhicules, de taille et de forme hétéroclites, silencieux. Les véhicules étaient tirés ( Ca me rappelait le système des tire-fesses) et pouvaient donc circuler sans faire usage de leur moteur.
Bien et dans ce pays, qu’en était-il donc du rite bien agréable ailleurs nommé « petit déjeuner » ?
En redescendant, avisant un plateau de pains, jus et fruits, j’inaugurai et confirmai ma présence en ces lieux en y faisant honneur. Puis courus découvrir la population et ses supposées douces mœurs.
Je ne sais en quelle langue, mais nous nous comprîmes. Je testai le phénomène sur plusieurs personnes : la communication passait, sourire à l’appui (techniquement, car pour ce qui est de mes questions, j’eus la très vague impression qu’elles leurs parurent quelque peu étranges (ben oui, j’étais une étrangère.))
J’explorai la ville toute la matinée, pris racine à quelques uns des carrefours musicaux, griffonnai quelques notes pour pouvoir tout raconter à des non-utopiens, s’il devait m’être donné d’encore en croiser… Je n’avais pas même le souci de savoir retrouver ma maison. Quelle maison ?
Et j’adressai à tous les cieux connus et inconnus la prière de vivre à Utopie jusqu’à la fin de mes jours, tout en pensant que cette matinée résonnait comme le vrai début de mes jours…

Ne voulant pas risquer un hors sujet ( quoi, y a des notes à Utopie !!!? ça va pas, non ?), j’omets de raconter ma rencontre avec d’autres utopistes de fraîche date : Lady Fuchsia, Steph, Fred, Jojocmoi, etc…
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-Pamina

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MessageSujet: Re: retour en enfance.   Sam 31 Mar 2007 - 16:40

Bon, je me suis trompée, Utopie ne fait pas assez de miracles, je voulais répondre à "retour en enfance".
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lady fuchsia
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MessageSujet: Re: retour en enfance.   Sam 31 Mar 2007 - 16:47

Magnifique rédaction Plu...heu, Pamina. Encore d'autres reliefs pour notre Utopie.
Et ne t'inquiète pas, je la recase où il faut.^^

Contente de te voir parmi nous, bienvenue, vraiment. Smile

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